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Lambert Lombard

Lambert Lombard, Saint Paul et Saint Denis devant l'autel du Dieu inconnu, vers 1530, huile sur chêne © Musée des Beaux-Arts de Liège / La Boverie
Lambert Lombard, Saint Paul et Saint Denis devant l'autel du Dieu inconnu, vers 1530, huile sur chêne © Musée des Beaux-Arts de Liège / La Boverie

Lambert Lombard (et/ou Atelier), Saint Paul et saint Denis devant autel du Dieu inconnu, Le miracle de la Céphalophorie (Revers), vers 1530, huile sur chêne

Ces panneaux du début du 16e siècle sont une partie des volets du retable sculpté de la collégiale Saint-Denis de Liège. Attribués au peintre liégeois Lambert Lombard, ils illustrent les épisodes de la vie de saint Denis. 

Venu d'Italie vers 250, saint Denis est chargé d'évangéliser la France. Décapité à Montmartre sur ordre du gouverneur romain de la Province, il aurait marché pendant 6 km vers le Nord, sa tête sous le bras. Il s’effondre à l’endroit où l’on construira, en son hommage, la basilique Saint-Denis, nécropole des rois de France. 

Lors d’un voyage à Rome en 1537, Lambert Lombard découvre les œuvres antiques et les artistes italiens de son temps. A son retour, il partage cette expérience avec les jeunes artistes de son atelier Liégeois, qui ont sûrement participé à la création de ces panneaux. C’est à leur revers que l'influence italienne sur sa peinture est la plus perceptible, à travers les décors architecturaux. La présence de motifs hiéroglyphiques, peu fréquent à cette époque au nord de l'Europe, indique aussi que l’auteur de ces panneaux est au fait des milieux humanistes. Peintre, architecte, homme de lettres et numismate, Lambert Lombard est en effet l'archétype de l'homme de la Renaissance.

Toutefois, malgré ces innovations, Lombard reste ancré dans la tradition médiévale, toujours présente dans la région au début du 16e siècle. On le voit lorsqu’il peint, sur la même image, deux scènes d’une histoire, comme ici pour Le miracle de la Céphalophorie.