Jean Gorin
Jean Gorin, Composition n°47, 1959, relief, contreplaqué polychromé sur contreplaqué
En 1927, le français Jean Gorin rencontre l’artiste néerlandais Piet Mondrian. Ce dernier l’initie aux principes esthétiques du groupe hollandais De Stijl. Ces artistes conçoivent leur peinture comme un travail minutieux, rigoureux et scientifique. Il est basé sur la répétition de masses de couleurs primaires posées en aplat, dont la disposition est régie par les lois de la géométrie.
Si Jean Gorin applique d’abord ce modèle, il s’en démarque dès 1930, en créant des « Reliefs », un genre hybride, à la frontière du projet architectural, de la peinture et de la sculpture. Obtenus en introduisant du volume sur des supports peints, il les considère comme des œuvres architecturales.
Le Musée conserve à ce jour cinq oeuvres de Gorin, acquises lors de son exposition en 1960 au musée d’art wallon. Datant de 1930 à 1960, elles rendent compte de l’évolution de ses « Reliefs ». S’il réalise au départ des assemblages élémentaires, ses œuvres se complexifient au fil du temps, intégrant la ligne oblique ou le cercle. Cependant, il restera fidèle à une palette restreinte aux couleurs primaires, ainsi qu’au blanc, gris et noir.