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James Ensor

James Ensor, La Mort et les Masques, 1897, huile sur toile © Musée des Beaux-Arts de Liège / La Boverie
James Ensor, La Mort et les Masques, 1897, huile sur toile © Musée des Beaux-Arts de Liège / La Boverie

James Ensor, La mort et les masques, 1897, huile sur toile

Figure centrale de cette œuvre, un squelette drapé dans son linceul sourit aux spectateurs. Les masques qui l’entourent sont tantôt grimaçants tantôt grotesques, inspirés de la Comedia Dell'Arte ou du théâtre chinois. L’artiste James Ensor a peint une vanité moderne : dans la main du squelette, une chandelle à la flamme tremblante symbolise la fragilité de la vie. Et dans le ciel, deux faucheuses poursuivent une montgolfière dont l'équipage tente une fuite en lâchant du lest. 

Ensor a limité sa palette aux couleurs franches qu’il affectionne, et posé la matière en lourds empâtements. La puissance visuelle de La mort et les masques vient de l’exagération des expressions, toutes grimaçantes. On comprend que James Ensor ait inspiré nombre d'artistes expressionnistes…

Originaire d'Ostende, Ensor est marqué tout jeune par le décorum de la boutique de souvenirs qu'y tient sa famille. Coquillages, bateaux miniatures et masques de carnaval nourrissent son imaginaire. Il peuple peu à peu son univers fantasmagorique et sarcastique de squelettes, mais aussi de masques, qui sont pour lui le reflet de l’hypocrisie et de la lâcheté des humains.